
Un équipement de protection individuelle réformé n'est pas un déchet banal. Chaussures de sécurité, casques, gants et vêtements haute visibilité relèvent de filières distinctes, avec des exutoires et des tarifs qui n'ont rien à voir entre eux.
Les textiles professionnels rejoignent en général la filière textile, où l'effilochage produit des matières isolantes ou des chiffons d'essuyage. Les chaussures se démantèlent : semelle, coque, tige. Les EPI souillés par des produits chimiques, eux, sortent du circuit classique et suivent le traitement des déchets dangereux.
Le coût dépend beaucoup moins du tonnage que de la logistique. Une collecte groupée trimestrielle sur un point de massification revient nettement moins cher qu'un enlèvement à la demande sur chaque site. C'est là que se joue l'essentiel du budget.
Trois pratiques font la différence : trier à la source plutôt qu'au centre, retirer les marquages avant expédition quand un réemploi est envisageable, et exiger systématiquement un certificat de traitement pour alimenter le reporting extra-financier.